Dans cet article, vous allez comprendre comment, le fait de mettre en place un plan de gouvernance IT permet entre autre :

  • D’adopter uniquement les technologies les plus adaptées
  • D’augmenter la coordination des métiers / DSI
  • D’éviter de perdre du temps sur des projets non viables

Innover : une question de survie

D’après le dernier baromètre EBG, 80 % des entreprises considèrent l’innovation comme une priorité stratégique. En effet, c’est une question de survie pour perdurer dans des marchés quasiment tous “disruptés” et face à des consommateurs toujours plus intransigeants et volatiles.

Mais l’innovation ne doit pas simplement  s’apparenter au fait de sortir de nouvelles offres et / ou s’adapter aux nouvelles tendances en matière de marketing et communication. Elle ne doit pas non plus se contenter de créer des scénarios d’in/outbound marketing et de trigger cross canal pour augmenter le taux de conversion. Ce n’est pas l’innovation telle qu’elle doit être pensée en 2017. Tout comme  être dans une réflexion Big Data, IoT, une mouvance DevOps ou encore se prétendre “cloud ready”…

Lorsqu’on place le curseur du point de vue stratégique, l’innovation doit être considérée comme un ensemble de réflexions, qui (avant de s’attarder sur les sujets précédemments cités)  considère que rien ne pourra se faire sur le long terme et de manière rentable, sans :

  • Être focalisé sur une parfaite maîtrise des usages attendus par ses cibles
  • Avoir une réelle volonté d’améliorer les interactions métiers, dans le but d’en augmenter la productivité.

Des nouvelles technologies “As a Service”

Jusqu’alors, les DSI ont “bidouillé des solutions” pour répondre aux besoins métiers (avec en moyenne, un delais de 6 mois pour y répondre). Nul doute que ces “bidouilles” remplissent plutôt correctement leurs objectifs, mais force est de constater qu’elles sont aussi extrêmement rigides et coûteuses, notamment en terme de support et de maintenance.

Via le cloud, la notion de AaaS (Anything as a Service) appelée aussi le XaaS (X pour everything) est devenu la norme. Tout est désormais mutualisé, disponible à la demande et payable à l’usage. Bref, le fait de posséder est de plus en plus remis en question.

Jeff Lawson CEO de Twilio résume : “nous voici entrés dans l’ère où ce n’est plus le département IT qui prend toutes les décisions d’achat mais où un DRH peut choisir Workday pour son système de paie. Amazon Web Services pour l’infrastructure cloud, Stripe pour les paiements ou encore Twilio pour les communications : tous ces services sont aujourd’hui les ingrédients qui composent les applications que nous utilisons quotidiennement”.

Les progrès technologiques proposés par le Cloud et les géants du web imposent à l’ensemble des écosystèmes un changement total de paradigme. L’externalisation de son IT permet d’éviter d’investir sur du matériel et du staff. Le fait d’utiliser les outils proposés par Google, Microsoft, Amazon et consort permet de bénéficier des nouvelles technologies comme d’une API évolutive, constamment mise à jour. Cela est donc censé permettre à une DSI de se concentrer uniquement sur ce qui fait sa valeur : son expertise.

Fort de ce constat, il apparaît délicat pour une DSI de ne pas répondre aux nouveaux besoins des directions marketing, générales et financières.

Mais comment y parvenir sereinement et de manière vraiment sécurisée ? Comment n’utiliser que ce dont on a réellement besoin ? Quelle méthode choisir par rapport à son business modèle et ses enjeux : cloud public, privé ou hybride ? Comment accompagner la montée en compétence de ses collaborateurs pour maintenir en condition opérationnelle son SI en mode Cloud ? Enfin, comment faire de son SI une source de profit et le moteur de son innovation, sur le long terme?

Se donner les moyens d’optimiser ses investissements

Nous l’avons vu, l’hébergement de son SI dans le  Cloud permet (enfin) d’innover pour différentes raisons :

  • Aller beaucoup plus vite pour expérimenter et à moindre frais (réduction des investissements : CAPEX),
  • Éviter à ses exploitants informatiques (réduction du fonctionnement : OPEX) l’ensemble des corvées liées au maintien en condition opérationnelle (MCO).

L’externalisation de tout ou partie de ses infrastructures dans le Cloud est donc clairement rentable car elle permet, via des SLA, de bénéficier d’une prestation sur mesure ainsi que d’ingénieurs référents, disponibles 24/7/365. Faut-il encore que le prestataire en question soit consciencieux, disponible et réellement impliqué face aux enjeux…

Cependant, dans un contexte où la DSI à de plus en plus besoin de justifier ses dépenses et de prouver qu’elle permet de concrètement réaliser des bénéfices, il n’est pas toujours évident d’appréhender les futures facturations des fournisseurs de Cloud public.

Il y a donc un réel besoin de simplification et de transparence dans la facturation afin de permettre aux DSI, mais aussi aux autres directions métiers (DAF et DG notamment), de savoir précisément ce que sera le ROI. Ici encore, la mise en place d’un plan de gouvernance IT est indispensable pour y parvenir.

Vers une nouvelle DSI : adaptables et réactives

Comment faire en sorte que les directions générales, financières, marketing et informatiques soient enfin sur la même longueur d’onde et s’entraident sans à priori ni renvoi de patate chaude ? Actuellement, plus de 50% des services Cloud échappent aux DSI !

C’est la “bête noire” des entreprises quand celles-ci souhaitent entamer leur transformation digitale.

Comment éviter qu’une direction interne bypass sa DSI sur l’utilisation d’interfaces et d’applications (le “shadow IT”) ?

Aujourd’hui, pour innover, il faut être agile ! Les directions métiers ont donc besoin d’une DSI réactive. La mise en place d’un plan de gouvernance IT permet des phases de développement  (PoC : Proof of Concept et PoV : Proof of Value) plus pertinentes. Cela permet d’éviter les écarts entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre.

Alors qu’il y a une réelle pénurie de profils pluridisciplinaires (DevOps) : faire appel à un prestataire externe, expert en solution Cloud permet ainsi à une DSI de s’organiser différemment, pour garder le contrôle sur son périmètre, tout en étant en mesure de répondre vite et bien aux besoins métiers.

Ne pas céder au chant des sirènes

Toutes ces propositions sont porteuses d’espoir mais il faut penser l’innovation stratégique, dans une dynamique de constante adaptation aux nouveaux enjeux auxquels l’entreprise et ses métiers internes vont devoir faire face.  Concrètement, vous avez vraiment besoin de mettre en place un plan de gouvernance IT pour savoir précisément où placer le curseur et éviter les dérives.

Vous n’avez pas forcément besoin de migrer dans le Cloud de manière radicale. Peut être vaut-il mieux être dans l’optique de rentabiliser son OPEX / CAPEX en accompagnant le changement en souplesse et commencer par une approche hybride. Pareillement, vous n’êtes pas forcément obligés de vous lancer à corp perdu dans un projet Big Data, IoT alors que cela n’est pas vecteur de ROI pour votre entreprise.

Il est également primordiale de supprimer les silos métiers afin d’optimiser le time to market d’offres réellement innovantes, qui répondent aux vrais besoins de votre cible. Cela passe par la création de hub métiers et l’adoption de méthodes de travail de type “boîte à outil” (méthodes SCRUM).

Mais au final, il faut vraiment (re)penser utilisateur final ! Quels sont ses attentes en terme d’expérience et d’interaction avec vous ? Est ce que votre prestataire Cloud vous accompagne toute au long de votre transformation ?

Une vraie question qui soulève un clivage entre ceux qui sont favorables et ceux qui estiment que l’IA pourrait représenter une menace.

Avant de développer un raisonnement sur ce sujet d’actualité qui suscite l’intérêt de nombreux acteurs. Définissons d’abord ce qu’est exactement, l’intelligence artificielle dont tout le monde parle, sans vraiment parfois comprendre son fonctionnement.

  • Comment peut-on définir l’intelligence artificielle ?

Les spécialistes s’accordent sur le fait que l’intelligence artificielle peut prendre diverses formes : émotionnelle, organisationnelle, systématique, rationnelle, littéraire, stratégique, créative, situationnelle, etc. On ne peut donc pas parler d’UNE seule intelligence, mais bien d’une multitude qui prennent diverses formes.

Elle est avant tout une discipline scientifique, qui s’intéresse au traitement des connaissances et au raisonnement afin d’offrir à une machine les mêmes capacités que l’homme en matière d’intelligence.

Si l’on va plus en profondeur dans la définition de celle-ci, on distingue quatre grands piliers :

  • L’auto-apprentissage (la capacité pour une machine ou un ordinateur, à apprendre de manière autonome, au fil du temps, on pourrait même dire par “expérience”)
  • La reconnaissance audiovisuelle (la capacité pour une machine d’avoir des aptitudes sensorielles tout comme l’être humain, par la vision, l’ouïe ou le toucher)
  • Le traitement du langage naturel (la capacité pour une machine à interagir avec un humain, à l’oral ou à l’écrit, dans un langage naturel)
  • La planification de tâches (la capacité pour une machine à élaborer des plans, à planifier des séries d’actions)

 

  • Où se trouve cette intelligence artificielle dans notre quotidien ?

Le développement de cette intelligence artificielle a fait émerger un grand nombre de produits qui font de plus en plus partie intégrante de notre vie quotidienne. On pourrait citer les assistants personnels qui deviennent de plus en plus nombreux, pointus et affûtés.

Google s’impose avec l’assistant Home qui est d’un tout autre niveau que les précédents assistants présents sur Androïd (Google Now, Isis Assistant, Jeannie, Skyvi). Bien qu’Isis Assistant s’inspire des fonctionnalités de Siri pour Apple (non exhaustif), il est loin d’atteindre les mêmes performances. Avec Home, Google, permet de relier tous les appareils de la maison, puis sont désormais gérés vocalement et interconnectés.

Parallèlement, Amazon Web Services lance Rekognition, une intelligence artificielle de reconnaissance d’image, capable d’identifier des éléments tels que les visages, les émotions, le sexe, le nombre de personne(s) et bien d’autres choses. Le système ayant enregistré des milliers d’images pour se constituer une base de savoir, peut notamment reconnaître un animal, voire sa race. Il est taillé pour réaliser des traitements en temps réel, ou en batch.

 

Finalement, avec un peu plus d’attention on se rend compte que l’intelligence artificielle prend de plus en plus de place. Mais tout cela ne date pas d’aujourd’hui…

  • Petits rappels historiques

En 1956, le premier programme d’intelligence artificielle voit le jour ainsi que cette appellation. Ce ne sera qu’en 1962, où le monde assiste à la première victoire d’une machine sur l’homme lors d’un jeu de dames. Un peu avant les années 2000, précisément en 1997, Deepblue un ordinateur développé par IBM parvient à vaincre Garry Kasparov le champion du monde au jeu d’échec. En 2010, Google lance sa première voiture autonome qui repose en partie sur l’intelligence artificielle. 2016 marque l’année de l’intelligence artificielle déclare Microsoft, le CEO continue sur la même ligne en rajoutant « C’est notre responsabilité de faire que l’intelligence artificielle augmente l’ingéniosité et les possibilités humaines ».

Le plus gros défi de demain pour les chercheurs est de concevoir l’intelligence émotionnelle qui pourrait reconnaître une personne satisfaite ou  mécontente, à travers une analyse vocale et morphologique. L’IA pourrait donc à terme adapter son langage selon la personnalité de son interlocuteur grâce à une bibliothèque regroupant les différentes expressions que renvoie un visage humain ou par le décryptage de la voix humaine.

Cette technologie subit sans cesse depuis ses prémices un renouveau, jusqu’où peut aller cette intelligence ?

 

  • Science ou inconscience ? Doit-on s’inquiéter ?

L’IA n’est pas considérée comme une menace par certains, car comme on l’a vu, elle n’est performante que dans un domaine et contexte bien précis. Cette non-existence d’UNE seule intelligence artificielle suffit à rassurer une partie, qui voit en elle une opportunité d’améliorer la performance de leur entreprise. En effet, Forrester rapporte dans ses prévisions que les investissements en faveur de l’IA, comptent bien tripler durant l’année 2017. L’intelligence artificielle leur permet d’avoir accès à des informations précieuses, inatteignables auparavant, tout cela grâce à des interfaces cognitives intégrées à des systèmes complexes, notamment en terme de machine Learning.

Ces investissements ont pour principale cible les informations clients, dans une optique de devenir « insight-driven ».

     L’IA et défaillance ?

Un récent événement a pourtant démontré récemment, que l’IA pouvait avoir certains inconvénients. En effet, ici on fait référence à l’IA élaborée par Microsoft, « Tay » un « chatbot » qui s’est vu prendre les rênes de divers comptes de réseaux sociaux en mars dernier. L’expérience a été un fiasco, l’IA a fait l’objet d’une opération de détournement organisée par, entre autres, des militants soutenant Donald Trump, d’après le journal Le Monde. L’expérience a tourné au fiasco sous l’action de ses derniers, « Tay » a tenu des propos plus que déplacés. Le lendemain, l’IA a été désactivée jusqu’à la remise au point de celle-ci.

C’est en cela que “65% des français se disent inquiets du développement de l’intelligence artificielle” selon le résultat d’une enquête IFOP. Cette inquiétude ne ralentit pas pour autant le déploiement de l’IA, toutefois son impact diffère selon les secteurs d’activités.

     Quels sont les secteurs les plus susceptibles d’être automatisés ?

On retrouve en première position la restauration collective, avec une automatisation pouvant aller jusqu’à 73% selon McKinsey, suivent : la production avec 59%, le commerce de détail et le transport, chacun 51%, l’extraction des ressources 50%.

De ce fait, les emplois les plus exposés sont les cols bleus et les emplois administratifs. Ces derniers ne sont pas les seuls. On peut citer également, les travailleurs de connaissances actifs dans différents secteurs, tels que la finance à 43%, la santé et les médias 36% tous deux, avec en ligne de mire les rédacteurs.

     A contrario ceux qui s’en sortent le mieux

En terme de faisabilité, dans le secteur de l’éducation la part de l’IA ne devrait pas dépasser 27%, elle est encore moindre pour les activités du management avec un potentiel d’automatisation de 9% seulement. Ainsi, la prise de décision et la planification sont encore des tâches qu’on a visiblement du mal à automatiser.

Selon l’étude de l’OCDE, 9% des emplois en France pourraient être remplacés par des robots et/ou logiciels. Cette tendance de l’intelligence artificielle est due à la croissance de l’IoT. D’ici 2020, Mckinsey & Co estime à 30 milliards le nombre de devices connectés ce qui représente une immense opportunité de datas, avec de nouveaux défis de collecte, de traitement et d’action qui en découlent. L’IA pourrait s’avérer être un moyen dont on ne peut se passer dans le traitement de cette data. Qui se confronte mais soutient par la même occasion le métier des data scientists.

  • Les opportunités de l’intelligence artificielle

L’IA semble être un soutien dans l’exécution des tâches d’un employé, mais elle peut être aussi une substitution définitive et moins onéreuse. On rentre très clairement dans la destruction créatrice énoncée par Schumpeter, certes l’IA est une solution de substitution mais elle est aussi créatrice d’emplois. 30% des postes dans la robotique ne seraient pas pourvus, ce qui offre un avenir plutôt radieux aux développeurs, et tous les métiers qui permettent de gérer cette IA.

Le géant du Cloud public ne cesse de nous surprendre, depuis 20 ans il dédie des milliers de salariés dans cette branche prometteuse. Ainsi avec ses nouveaux services d’intelligence artificielle, Amazon Web Services semble vouloir se repositionner face à ses concurrents, Microsoft, IBM et Salesforce, qui semblent tous avoir eu du flair sur la valeur ajoutée que pourrait apporter l’IA dans leurs offres Cloud.

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Attendons-nous donc prochainement à quelques nouveautés des géants du Cloud.

  • Finalement faut-il la craindre ?

Si l’étude « Artificial Intelligence and Life in 2030 » publiée par l’université de Stanford en septembre dernier démontre aucun risque concernant l’intelligence artificielle. Ce ne sont pas les avis du scientifique Stephen Hawking et du philosophe Nick Bostrom, ou encore Bill Gates qui ont manifesté une grande préoccupation à ce sujet, voire à la qualifier de « danger pour l’humanité ».

Finalement, nous sommes loin d’un scénario à la « Terminator » mais seul l’avenir nous le prouvera…