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Après 30 ans dans le domaine du développement web, Romain Demoustier “Directeur du conseil” accompagne les clients de premaccess dans la transformation de leur univers informatique. Pour ce manager de transition, les dirigeants ne doivent plus considérer la création de logiciel ou d’application comme un coût fixe, mais comme une charge récurrente, lissée dans le temps. Car, prendre en compte le besoin de ces clients demande désormais d’améliorer son offre en continu. Une posture nouvelle qui favorise le développement de nouvelles stratégies. 


Le developpement Avant Internet et le cloud

« Quand j’ai débuté ma carrière dans l’informatique, nous étions loin du développement itératif : les entreprises pensaient leur logiciel comme un produit à réaliser à un instant T. Il représentait un coût fixe pour leurs dirigeants, explique Romain Demoustier. Cette méthode leur convenait bien, car les logiciels étaient des produits que nous installions sur des postes informatiques. Le coût de distribution des logiciels étaient lourds : envoyer un CD, installer une nouvelle version sur beaucoup de machines prenaient beaucoup de temps. »

À cette époque, les projets de développement étaient menés en suivant notamment la méthode en cascade :

quels sont nos besoins > voici le produit que nous pouvons développer pour y répondre > voici le planning et le coût de ce produit. 

Cette méthode a un inconvénient majeur : entre le moment où vous énonciez vos besoins et la réalisation du produit par les développeurs, un temps s’était écoulé et votre demande avait évolué. Du coup, le produit final ne répondait plus à la requête initiale. Il fallait donc l’étoffer. Résultat : cela vous coûtait plus cher que prévu. 


Depuis, la donne a changé pour les développeurs…

Internet et le cloud ont considérablement bouleversé le métier de développeurs. Aujourd’hui, nous ne parlons plus de logiciels mais d’applications disponibles à la demande (SaaS).

Avec cette transformation digitale, les développeurs ont basculé dans le développement continu. Cela est tangible dans leurs méthodes de travail, plus agiles, plus proches du besoin utilisateur. Les logiciels ne sont plus installés sur des machines, mais sont disponibles sur le cloud. Cela leur permet de les modifier constamment pour mieux répondre à la demande du consommateur. 


… mais aussi pour les dirigeants 

Ce développement continu a forcément un impact sur les finances des entreprises. 

« Je suis souvent consulté par des chefs d’entreprises ou des porteurs de projets pour le développement d’application, rapporte Romain Demoustier. Ils me posent généralement la même question : « Je souhaite développer un nouveau service. J’ai besoin d’une application. Voici les fonctionnalités à créer. À votre avis, combien cela pourrait-il coûter ? Une entreprise m’a fait un devis de 60 000 euros pour développer mon application, qu’en pensez-vous ? »

À chaque fois, ma réponse est identique : il ne faut plus voir une application comme un produit que l’on réalise en une seule fois, mais comme un process continu d’amélioration. Nos méthodes de développement en cascade nous ont prouvé que produire un logiciel en « one-shot » peut coûter plus cher que prévu. Pour rendre nos investissements plus rentables, répartissons-les dans le temps. »

Comme les développeurs qui pensent leur logiciel de façon continue, les dirigeants et porteurs de projets doivent désormais changer leur regard sur la manière de mettre en oeuvre leurs applications. Ils ne doivent plus penser leur logiciel / application comme un coût fixe, mais comme une dépense mensuelle sur la durée du projet. Ainsi, ils pourront l’étoffer au fur et à mesure en fonction des besoins de leurs cibles. Tous doivent avoir en tête qu’une application n’est plus un produit figé, mais un service « vivant » façonné par l’expérience client.

Beaucoup diront que le principal frein à cette méthode est l’estimation du coût sur le long terme. Effectivement, au début, il est difficile de chiffrer complètement le projet. Mais ce projet lui-même n’est pas totalement défini au départ, il va évoluer au fur et à mesure de sa réalisation. L’expérience nous a prouvé que produire ainsi permet de mieux répartir les dépenses lors d’un développement


Notre accompagnement chez premaccess

Chez premaccess, nous avons adopté le développement continu avec plusieurs de nos clients. Quand l’un d’entre eux nous sollicite pour le développement d’un logiciel, notre objectif est de définir les besoins initiaux. 

Ainsi, nous développons un PoC (proof of concept). Ce produit n’est pas destiné à entrer en production. Il sert juste à vérifier que tout fonctionne d’un point de vue technique, mais aussi business. 

Une fois validé, nous créons un prototype opérationnel, un MVP (minimum viable product). Nous le mettons en ligne et nous le faisons évoluer progressivement avec le client. 

  • L’intérêt majeur de cette méthode est que le développement d’un MVP coûte bien moins cher.
  • Son second intérêt est que nous le mettons à disposition des utilisateurs de nos clients. Ainsi, nous confrontons l’idée au marché pour l’améliorer progressivement. 

Développement continu : les avantages pour les entreprises

  1. Vous réduisez vos risques d’échecs : De manière générale, les dirigeants ont du mal à conceptualiser ce qu’ils veulent. Lors de projets menés via la méthode en cascade, ces derniers sont très souvent déçus, car le produit final n’est pas celui attendu. La déception est d’autant plus grande qu’il faut réinvestir de l’argent pour modifier à nouveau le produit. En développant en continu, en créant un MVP, et donc en payant au fur et à mesure, cela leur permet de visualiser le résultat et de l’affiner. Vous réduisez ainsi vos risques d’échec car vous testez votre offre auprès de vos clients et vous vous assurez d’aller dans la bonne voie technologique.

  2. Vous dépensez moins au lancement du projet : Produire un MVP vous coûte bien moins cher que de créer un produit « one-shot ». Pourquoi ? Car, vous créez vos fonctionnalités au fur et mesure au lieu de créer un produit avec une multitudes de fonctionnalités qui, une fois sur deux, ne seront pas utilisées par vos utilisateurs. De plus, cela a la mérite de forcer le dirigeant à synthétiser son offre, à définir quelle est sa vraie valeur ajoutée.

  3. Vous gagnerez du temps car, dans cette démarche, il est plus rapide de produire un MVP que de développer en une seule fois un important logiciel avec pléthores de fonctionnalités.

  4. Vous testez et ajustez votre offre auprès de vos utilisateurs. Vous êtes donc plus en alerte de nouveaux business models.

  5. Vous avez un aperçu de vos dépenses : Enfin, l’équipe de premaccess conseillent à ses clients de déployer leur offre sur AWS, car ce cloud provider permet de créer des applications facilement en microservices (serverless). Par ailleurs, il permet d’avoir un aperçu sur vos dépenses : vous payez uniquement les ressources que vous consommez. Ce qui peut s’avérer stratégique en début de projet. Il n’y a plus d’infrastructure complexe à payer même si elle ne sert pas.

Avec le cloud, nous avons basculé dans une économie de plateforme. Nous sommes passés de l’acquisition de produit (payé en une fois) à l’achat mensuel de services (Spotify, Suite Adobe, Office 365…). Cette logique est désormais de mise lors du développement de vos logiciels ou d’applications. Les entreprises doivent l’avoir en tête. D’autant que l’analyse des données vous permet d’étudier la satisfaction de vos utilisateurs afin d’ajuster votre offre très rapidement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à contacter l’équipe de premaccess. Elle vous accompagnera pas à pas dans la création de votre projet, et vous présentera les atouts du développement continu.